Poèmes pour rêver

Arrive le printemps

Fini l’hiver et les pelouses artificielles,
Celles qui étouffent la nature.
Enfin réapparaît la vie si belle,
avec son trop-plein de verdure.

Mars arrive, la pelouse se réveille.
Après un long sommeil d’hiver,
La voilà qui pousse sans pareil,
Grimpant plus vite que les primevères.

C’est si joli cette verdure
Frissonnante sous la rosée du matin.
Elle réveille en nous, dame nature,
Le plaisir de fouler du pied, le jardin.

Mais une pelouse n’aime pas grandir.
Il me faut la câliner, la ratisser,
Lui faire une beauté, sinon elle va flétrir.
Ce serait dommage, je dois la bichonner.

Très vite, elle recouvre sans honte
Les jolies petites pâquerettes,
Et moi, forcé à la tonte,
Je vais couper les têtes de ces mignonnettes.

Adieu primevères et jolies pâquerettes,
Ma tondeuse et sa féroce hélice,
Pour embellir la pelouse si coquette,
Va vous déchiqueter, quel supplice.

Marcel C. de Lacanau – Avril 2020

Aux enfants du confinement

Le confinement… une contrainte…
Mais une aventure aussi
Qui marquera l’époque de nos enfants.
Quel bonheur d’être avec les parents tous les jours,
Mais quel casse-tête pour occuper vos journées.
Vos parents sont pleins de ressources
Et débordent soudain d’imagination pour vous distraire.
Ils se transforment tour à tour en maîtresse d’école,
En coach sportif, en pro du bricolage pour enfants
Et se découvrent tout à coup des dons cachés…
Chanter, danser, peindre, dessiner, inventer des jeux,
Redécouvrir le plaisir de cuisiner parce qu’on a le temps,
Faire des soirées à thèmes tout cela est devenu leur quotidien
Pour votre plus grand bonheur.
Moments uniques et souvent partagés par le biais d’internet
Avec la famille et les amis ce qui rend le confinement moins difficile.
Vous « les enfants du confinement » vous nous avez épatés,
Comme petite Louise, un brin malicieuse, 
Qui a profité en famille de sa campagne et fait de belles découvertes,
Comme Violette, petite artiste en herbe, 
Qui nous a fait partager ses jolies créations,
Comme Célia « ma petite bricoleuse »
Qui regarde pousser ses pépins de citrons
Et aime tant dessiner et faire « des activités » comme elle dit.
Et puis un coup de chapeau à tous ces parents et Papi-Mamie
Qui ont contrôlé la situation avec patience et amour
Même si parfois ils/elles ont sûrement frisé la « crise de nerfs »…
Confinement, télétravail, les enfants à occuper 
Une parenthèse de vie qui va marquer une année 
Et dont tout le monde se souviendra en se remémorant ces longues semaines.

Kathy – Avril 2020

« Dents de lion »

Le pissenlit est mal renommé !
C’est cette ridicule
Petite renoncule
A cinq pétales
Trop vite flétries,
Qu’on appelle « Bouton d’or ».
Pourtant c’est aussi, pour le pissenlit,
Que le soleil luit.
Le pissenlit n’est pas une fleur.
Il est mille petits fleurons.
Et se nomme en réalité :
« Dents de lion »
Et qu’on se le dise :
Il ne se mange pas, que par la racine
En salade il est gourmandise.
Humble il n’a pas d’épines.
Il n’est pas fauve effrayant.
Mais prodige toujours renaissant.
Il sème à tout vent
Sa progéniture.
Et vêtus d’un jaune éclatant
Une armada d’astres miniatures
Joyeux et pleins d’audace
Sont tôt prêts pour l’aventure.
Si l’homme violent les arrache,
Les fleurs radieuses et tenaces,
Avec douceur et persuasion
Donnent à la nature, raison.
Vite, d’autres les remplacent
Les « Dents de lion » sont vivaces !

 Danielle E.,  de Mérignac

3 janvier 2019

 

Les personnes âgées

Elles avaient la peau fripée
Alors nous les avions un peu oubliées
Et elles s’en sont allées
Sans un dernier baisé
Sans un dernier regard
Seules avec leur désespoir
Seules dans le noir
De nombreuses étoiles se sont allumées
Pour que d’un seul regard
Nous puissions nous rappeler
De toutes celles que nous avions aimé
De toutes celles qui nous ont quitté
Car maintenant il est trop tard
Pour leur dire au revoir

 

 Luc B, de Cars

23 avril 2020