Histoire des Activités Sociales en France et en Gironde

La gestion des Activités Sociales par le personnel et pour le personnel prend sa source dans l’histoire du
mouvement ouvrier, une histoire singulière dans les Industries Électriques et Gazières et une histoire spécifique en Gironde.

La création de la régie municipale du gaz et de l’électricité intervient en 1919. C’est sous l’impulsion de
son personnel et du syndicat CGT (seul syndicat à l’époque) que va se créer la première Caisse Mutuelle et d’Action Sociale en Gironde. Elle s’adresse aux salariés et familles des autres régies et entreprises du
département et dispose, en 1946, d’un club sportif, une colonie de vacances à Lacanau (existante encore aujourd’hui), 2 coopératives, 1 cantine.

Après la deuxième guerre mondiale, le “programme du Conseil National de la Résistance”, qui vise au
redressement de la France, voit s’engager les premières actions avec notamment deux ministres communistes : Ambroise CROIZAT impose la sécurité sociale, Marcel PAUL, bien connu des Electriciens et Gaziers qui arrache aux forces conservatrices la nationalisation des entreprises privées du gaz et de l’électricité le 22 juin 1946, ainsi que le statut du personnel dont les articles 23 et 25 concernent respectivement le régime spécial maladie maternité et les oeuvres sociales.

Gérard Brocas est élu Président de la CAS Bordeaux en 1948. Suite à son décès brutal en 1965, son équipe prend le relais notamment avec Albert Lefort qui est élu à la présidence. Entre autres réalisations
ou activités de la CAS dans cette période : Centre de santé, stade Bacalan, bibliothèque Cabirol, colonie Andernos, restauration méridienne, etc.

Cette période précède les évènements de 1968 où la jeunesse va prendre sa place et bousculer les habitudes, notamment dans la construction des activités sociales.
Au début des années 70 sous la présidence de Jean Duvalès, la CAS et le centre de santé vont de nouveau déménager pour la rue Dubourdieu. A cette époque nos activités culturelles sont en plein développement et la décision est prise de se doter du centre Marcel Paul rue Judaïque, vrai outil culturel au service de l’éducation populaire.
Le journal “CAS Information 33”, qui deviendra “Coup d’œil”, voit le jour le 1er mai 1981. Jean-Pierre
Chabrol apporte un changement de culture dans la gestion et la communication de la CAS.
Les activités physiques et sportives sont nombreuses et très fréquentées par les familles. Le club sportif du Gazélec compte de nombreuses sections sportives à cette époque et le stade Gérard Brocas ne satisfait
pas tous les besoins. La CAS décide donc d’acquérir le centre René Lairat à Cadaujac.
Suite à la décentralisation des prestations mutualistes, des actions sont menées pour obtenir de la part
de nos directions des locaux adaptés à la nouvelle situation. La CAS est alors transférée vers l’immeuble
Georges V.

Jean-Pierre Cazenave prend le relais en janvier 1985, et impulse de nouvelles activités culturelles.
La jeunesse est une préoccupation constante avec le renforcement du contenu des mercredis jeunesse ou
encore des expériences d’animation pour favoriser le départ en colo des petits girondins. L’inauguration
du stade René Lairat se déroule en 1987, année de la 2ème édition du Festival des Jeunes Agents à Soulac, événement dont la CAS Bordeaux est la cheville ouvrière. La fin du mandat de Jean-Pierre Cazenave voit l’organisation, par la CAS, d’un événement monumental autour du bicentenaire de la révolution française.

Michel Durlin de la Centrale du Blayais lui succède en 1989. La CAS Bordeaux devient alors la CMCAS de Bordeaux. Ce n’est pas seulement un changement de nom mais l’amorce d’une conception élargie de la gestion des activités sociales. Le club sportif Blayelec est créé et de nombreuses sections d’activités
voient le jour. A cette période, commence le désengagement de la sécurité sociale qui crée des charges
nouvelles pour la mutuelle.

Georges Bouilly suit et travaille en direction des SLV ainsi qu’à une nouvelle organisation de la CMCAS. Dans le même temps, les mobilisations et un rapport de force conséquent permettent aux CMCAS
d’obtenir les moyens d’équilibrer le régime. En 1996 la CMCAS déménage une nouvelle fois, cours du Maréchal Gallieni à Talence.

Bernard Bret, au-delà de la continuité du développement des activités sociales et culturelles, oriente la CMCAS vers une action renforcée sur la protection santé. Ainsi, est créée une sur-complémentaire santé pour les actifs et les inactifs, gérée par la MFA. De plus, la CMCAS signe un partenariat avec le pavillon de
la mutualité afin de favoriser le tiers payant et la prévention. Les sections Maladies Professionnelles
et Handicap voient le jour.
En 2002 la CMCAS Bordeaux devient la CMCAS Gironde. Un partenariat inter-CE est créé et la décision est prise de regrouper les activités culturelles et sportives sur le site de Bacalan avec la construction du bâtiment multiactivités.

En 2007, Christophe Garcia prend le relais de Thierry Pionasson et doit faire face à l’annonce par décret du retrait des prérogatives de sécurité sociale aux CMCAS et la création de la CAMIEG, avec l’obligation de mettre en place un nouveau tableau hiérarchique, diminuant les effectifs de la CMCAS Gironde de moitié.
En 2009 le CA vote l’adhésion au territoire Aquitaine Nord, avec une nouvelle organisation professionnelle mutualisée entre la CCAS et la CMCAS. Elle déménage la même année à Floirac.
Dans le même temps, la construction du bâtiment multi-activités et l’achat des terrains du complexe
Gérard Brocas sont finalisés, et la CMCAS se sépare, à regret, du Centre Marcel PAUL.
Christophe Garcia impulse la mise en place du projet “réseau de proximité” et accompagne l’évolution des Sections Locales de Votes en 7 Sections Locales de Vie.

En 2014, Emmanuel Tosas devient président et impulse, avec son équipe, la poursuite de la montée
en puissance des réseaux solidaires.
Les outils de communication se modernisent (refonte du Coup d’œil, nouveau site internet, campagnes
d’e-mailing, sms…). Durant la dernière mandature, la CMCAS propose toujours plus d’activités
malgré des ressources financières en baisse constante. Elle développe de nombreux partenariats culturels
ou solidaires (Accueil de réfugiés, l’entreprise à l’oeuvre, bons plans ciné, théâtres, festivals…). Dans un
contexte d’éclatement du secteur de l’Energie, les Activités Sociales font face aux velléités des employeurs de remettre en cause l’ensemble des conquis sociaux (statut national, retraites, protection sociale, financement et moyens bénévoles des Activités Sociales…). L’histoire continue, et toujours à vos côtés…

Author: martineza

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